Repose en paix Jean-Philippe / Nos Playlists


On en parle depuis notre plus tendre enfance : « le jour où Johnny va mourrir, on va en bouffer« . La plus grande star française s’est éteinte, voici notre hommage en musique.

Roi de la scène, des beaufs et de la longévité, la disparition de Johnny Hallyday laisse à la fois un grand vide et une discographie qu’on peut facilement qualifier de gigantesque. Si on l’a toujours connu has been, l’idole des jeunes n’a pas volé sa renommée et plonger dans ses premiers disques remet les idées en place : on comprend beaucoup mieux l’engouement autour de lui en écoutant ses vieux blues qu’en le voyant partager la scène avec le Minister AMER ou -M-.

Actif depuis 1961, Johnny est un dinosaure qui a traversé les époques à l’image des oiseaux. Uniquement interprète mais toujours bête de scène, il est difficile pour notre génération de saisir comment quelqu’un qui ne compose ni n’écrit peut atteindre une telle gloire et pourtant, il se raconte que même ses supporters les moins hardcore se rueraient sur des bouteilles pleine de sa sueur si elles se vendaient. On a tendance à l’oublier, mais Johnny c’est aussi la première vedette française atteignant le rang de star tel qu’on le voit aujourd’hui : tellement suivi et connu qu’il ne peut pas en France mener une vie normale depuis plus d’un demi siècle.

Pour toute personne né fin 80 ou dans les années 90, les plus gros tubes du bonhomme sont Marie ou Allumer Le Feu. Mais nous, les chansons que l’on préfère viennent d’une époque bien lointaine où les maison de disques françaises payaient les droits de chansons américaines, y collaient un texte en français et les faisaient chanter par notre héros national. C’est ainsi que le Mr. Lonely de Bobby Vinton (le sample du Lonely d’Akon) devenait Quand Revient la Nuit, ou que Frankie And Johnny de Sam Cooke était traduit en.. Frankie Et Johnny. L’exemple le plus connu étant bien sûr Le Pénitencier, tiré de The House Of The Rising Sun du groupe The Animals.

Puisque peu de gens de notre génération ne connaissent réellement sa musique, Scud s’est fait un plaisir de vous retrouver des classiques autant que des perles sortis en 45T quand nos parents étaient encore prépubères, en l’honneur de notre Jean-Philippe national. Repose en paix mon gars.