La nouvelle voix de la soul : Charlotte Day Wilson / On Apprécie


Décidemment, il faut commencer à se demander ce que les gens mangent à Toronto. Après nous avoir sorti Drake, et donc PartyNextDoor et Majid Jordan, mais aussi The Weeknd, Tory Lanez, ou encore Jazz Cartier, la capitale de l’Ontario continue de nous abreuver de ses ambassadeurs.

La dernière en date est Charlotte Day Wilson, jeune auteure-compositrice qui depuis son plus jeune âge a appris à maîtriser des instruments de musique qu’on qualifiera de classiques, comme le piano. Evidemment elle grandit, et acquiert une expérience de la scène lors de la première année de ses études à Halifax – comme Ryan Hemsworth– en enchaînant les concerts (jusqu’à trois par semaine) au sein de diverses formations et dans toutes les salles de sa nouvelle ville. Elle dira plus tard que la petite taille de Halifax et son nombre d’habitants (environ 400 000 personnes) ont été une chance, car ils ont contribué à faire de la scène musicale une scène soudée, fairplay et plutôt amicale, en bref une scène dans laquelle même les culs-de-jatte donnent des coups de genoux. De cette époque, l’un de ses groupes a fait un peu de bruit : The Wayo avec leur chanson Undone, parmi d’autres.
Au début de l’année, Charlotte a mis sur Youtube une première chanson solo, After All, pour faire découvrir au monde ce dont elle est capable sans l’aide de personne. Et le monde a été content de l’entendre. Work a suivi, et on a compris qu’on allait beaucoup l’écouter. Elle nous offre une soul moderne, classique dans son approche mais novatrice par ses sonorités, qui se rapproche parfois du R&B mais la voix profonde de la chanteuse et sa façon de chanter rappelle plus Nina Simone que Nivea.

Son premier EP, CDW, est sorti à la fin du mois d’août et c‘est vrai un régal pour les oreilles. Six titres dont au moins trois excellents, assez en tout cas pour dorénavant nous faire suivre de très près ce que Charlotte Day Wilson va nous mijoter.